Quand ton cerveau dit stop : comprendre et réguler la surcharge cognitive

Quand ton cerveau dit stop : comprendre et réguler la surcharge cognitive

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Et si tes oublis récurrents, ton manque de concentration et ta maladresse ne venaient pas de ton esprit « étourdi ou dispersé » ?

Si ce trop plein mental provenait d’une surcharge cognitive ?

Ton quotidien idéal ressemble à ça :

Tu te lèves chaque matin en sachant exactement ce que tu as à faire et comment tout gérer. Tout le monde se prépare dans le calme à la maison, tu savoures. Tu avances tranquillement au travail sans migraine, sans angoisse qui surgit d’on ne sait où.

Quand tu n’as pas le temps, tu arrives à dire non facilement à ton collègue ou ton chef. En plus, tu prends des vraies pauses : celles qui te déconnectent et te donne de l’énergie.

Tu finis ta journée le sourire au lèvres en ayant accomplis toute ta liste de choses à faire au travail.

Tu sais qu’en rentrant tu n’auras plus grand-chose à faire car tu as pris de l’avance. Tu vas pouvoir te reposer toute la soirée.

C’est là que tu te réveilles !

Le réveil sonne et le chaos est de retour

Tu as déjà mal à la tête avant même de te lever. Tu sais tout ce que tu as à faire même si ça ne pourra jamais rentrer dans une seule journée. Tous les membres de la famille font n’importe quoi et crient, tu en oublies ton petit-déjeuner.

Tu ne sais plus à quoi penser en priorité car tu as encore sommeil. Tu dois te dépêcher pour que les enfants soient prêts à temps et sortir le chien avant qu’il ne soit trop tard. Tu ne trouves plus les clés de la porte d’entrée.

Bref, encore une journée qui commence mal.

Tu es tout simplement en pleine surcharge cognitive.

Qu’est-ce que la surcharge cognitive ?

Je te dirais bien qu’il s’agit seulement d’une difficulté à traiter toutes les informations, à gérer les priorités, à prendre des décisions mais c’est bien plus complexe que cela.

Il faut aussi prendre en compte la notion de charge cognitive.

Pour généraliser la charge cognitive, c’est un peu cet effort mental que tu dois accomplir devant une tâche précise qui te demande de l’attention pendant une durée définie.

Par exemple, faire les courses : tu sais sur quoi tu dois te concentrer, tu sais grosso modo combien de temps va durer cette tâche, tu as l’habitude, tu gères.

Quels sont les effets d’une surcharge cognitive au quotidien ?

Maintenant imagine : en te levant, ton animal domestique a déjà cassé quelque chose (pardonnes lui, il est trop mignon), tu n’as dormi que 5 heures cette nuit et l’agitation ambiante t’a fait oublier de prendre ton petit déjeuner.

À ton avis, combien d’articles tu vas oublier pendant tes courses ?

Ton cerveau a dû gérer bien plus d’informations que prévues et donc il sature. Tu sens que les choses dérapent et que tu n’as plus vraiment le contrôle, tu baisses les bras. Tu vas encore ruminer sur ton manque de concentration et de motivation.

Sauf qu’il s’agit d’une surcharge cognitive et non de toi.

Cette surcharge est temporaire mais elle va tout de même impacter ton fonctionnement pendant quelques heures, voire toute la journée.

C’est pourquoi, il reste important de savoir évaluer ses limites et son environnement pour éviter cette surcharge cognitive au quotidien.

Surcharge cognitive : les confusions et les idées reçues

Surcharge cognitive ou charge mentale : ne pas confondre

  • La surcharge cognitive est une saturation à un moment précis : elle est due à un environnement, des délais, des imprévus qui te font perdre tes moyens. En rééquilibrant ta journée, tu peux t’en débarrasser.

  • Contrairement à la charge mentale qui est une accumulation sur la durée de tous les « il faut », « je dois » « dès que j’ai le temps ». La charge mentale, c’est toutes ces tâches à accomplir qui s’empilent dans ton esprit à tout moment de la journée. Tu as beau en accomplir certaines, il en restera toujours.

Les idées reçues autour de la surcharge cognitive

  • La surcharge cognitive n’a rien à voir avec un manque de volonté, elle est incontrôlable et c’est ce qui peut devenir paralysant sur le long terme. La volonté n’est pas d’en faire moins mais d’éviter de mal faire quand on surcharge.

  • La désorganisation innée n’existe pas. Si on te dit depuis toujours que tu fais tout de travers, c’est peut-être dû à des facteurs invisibles qui t’handicapent depuis toujours comme le bruit environnant ou le manque de sommeil. Ce n’est pas parce que « ça a toujours été comme ça ! » que c’est une obligation de continuer.

  • Être en surcharge cognitive ne signifie être dans l’incapacité de gérer sa vie. Il faut prendre le temps de comprendre ce qui provoque cet état constant pour trouver des solutions à mettre en place.

Comment anticiper cette surcharge cognitive au quotidien ?

Parce qu’on ne peut pas forcer sur son corps à l’infini :

  • Comprendre et identifier ses limites

    ▷ Certains signaux d’alerte ne mentent pas : fatigue mentale, erreurs répétées, procrastination, désorganisation

    ▷ Accepter ses limites comme un garde-fou, pas comme une faille personnelle

    ▷ Observer sa semaine : notes chaque fois que tu sens que ton cerveau sature

  • Réduire la charge cognitive avant d’aller plus loin

    ▷ Dire non et stop poliment : prépare toi une ou deux phrases en avance

    ▷ Prioriser entre l’urgent et l’important : fais ce qui va t’éviter un drame aujourd’hui

    ▷ Regrouper les tâches similaires pour gagner du temps

    ▷ Alléger les tâches inutiles et libérer l’espace : simplifies au maximum ton quotidien

  • Réguler la charge sur la durée

    ▷ Créer des routines simples mais flexibles

    ▷ Faire des points hebdomadaires de planification

    ▷ Définir des pauses actives et des activités qui rechargent

    ▷ Ajuster selon ton profil : introverti/extraverti, neurodivergent, anxieux, …

Tu veux des idées commencer à alléger ta charge mentale ?

Je te propose quelques pistes pour t’aider à démarrer tranquillement sans t’ajouter une charge énorme de plus :

  • Tu peux commencer par noter les signaux d’alerte de ton corps pendant une semaine pour trouver ce qui te surcharge vraiment

  • Tu peux tenter une pause active : c’est une pause où tu fais quelque chose qui te nourrit l’esprit (promenade, lecture, musique)

  • Le blog va traiter régulièrement de la surcharge cognitive et de la charge mentale, n’hésites pas à repasser pour trouver d’autres idées plus ciblées

  • Arrête de culpabiliser quand tu te mélanges les pinceaux. Être gentil avec les autres, c’est bien. Être gentil avec soi-même c’est mieux ! C’est aussi une manière de prendre soin de sa santé mental et de son bien-être.

Pour aller plus loin :

Cet article pose quelques bases de compréhension utiles avant d’aborder des sujets comme la charge mentale, la productivité adaptée, l’organisation personnelle ou la simplification du quotidien administratif.

Si ces sujets t’intéressent, ce blog constitue un point de départ dans tes réflexions à venir.

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J’espère que cet article a pu te rassurer et te faire prendre conscience de tout ce que tu portes de manière invisible chaque jour.

Pour t’aider, je te propose une petite fiche récapitulative sur la surcharge cognitive pour te lancer dans ta quête du mieux-être.

Laure - Ma Gestion atypique